descriptif des œuvres jouées

Concert de printemps - mars 2015
Les compositeurs et les œuvres

Wolfgang Amadeus MOZART (1756 - 1791)
Alors que les premières symphonies représentaient un genre dérivé de la sinfonia italienne en trois parties, l'évolution, sous l'influence de compositeurs tels que Michael Haydn ou Johann Stamitz, se fit vers une orchestration plus riche et une forme présentant un quatrième mouvement, le plus souvent un menuet. Mozart a vraisemblablement composé la symphonie n°25 à la fin de l'année 1773, de retour d'un séjour à Vienne, alors qu'il était Kapellmeister de la Cour, à Salzbourg. L'influence de Haydn est sensible dans cette œuvre, mais aussi, celle des poètes et romanciers du Sturm und Dran Elle possède une étonnante maturité malgré l'âge du compositeur - pas encore 18 ans - qui la fait considérer comme le prototype de la grande symphonie en sol mineur K 550.

Piotr Ilyitch TCHAÏKOVSKI (1840-1893)
Destiné à une carrière juridique, Tchaïkovski se consacre à la musique à l'âge de 22 ans. Il sera rapidement connu grâce à ses œuvres orchestrales (symphonie "Pathétique"), ses opéras (Eugène Onéguine, la Dame de Pique), ses ballets (La Belle au Bois Dormant, Casse-Noisette). Fervent admirateur de Mozart, il envisagea longtemps la composition d'une suite d'après quelques unes de ses œuvres ; la suite «Mozartiana » fut créée en 1887, à Moscou, dirigée par le compositeur. Les deux premières parties de la suite, Gigue et Menuet, sont des orchestrations de pièces pour clavier, la troisième est écrite d'après la transcription que fit Liszt du célèbre Ave Verum. La quatrième partie, thème et variations, provient d'un cycle pour clavier sur un thème de Glück « Was des Dummer Pöbel meint » de l'opéra les « Pélerins de la Mecque ».
La variation VIII nécessite l'emploi d'un glockenspiel, instrument à percussion autrefois constitué de clochettes, actuellement comportant des lames métalliques frappées par des baguettes dures et produisant un fin tintement.
Ces adaptations conservent un maximum de fidélité envers l'esprit de Mozart.Les Variations sur un thème rococo sont une manifestation de l'attachement de Tchaïkovski au style galant du XVIIIème siècle. C'est une œuvre d'une grande virtuosité qui fut créée par le violoncelliste Fitzenhagen qui apporta nombre de modifications à l'œuvre, entre autres, dans l'ordre des variations. Le thème, très simple, apparaît après quelques mesures d'orchestre seul. Les variations I, II, IV VI, VIII et la cadence de la variation II sont un déploiement de pure virtuosité.

Le Soliste
Ruben Karapetyan
est né le 7 mars 2000 à Erevan en Arménie et débute l'apprentissage du violoncelle dès l'âge de 6 ans. Il poursuit actuellement ses études musicales au Conservatoire de Strasbourg avec Eva Böecker. Il a obtenu le premier prix avec félicitations en 2012 et 2013 au Concours International Flame à Paris
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Pour réaliser ce projet, des musiciens se sont joints à l'orchestre :
Salomé Saurel, violon - Marie Dounovetz, Bernadette Gall, flûtes - Yuka Togashi, Mélanie Haas, clarinettes - Margaux Ehret, Sarah Meissner, hautbois - Cécile Gabriele, basson - Jean Wiger, Patrick Peter, Wangi Gan, cors -
Bernadette Heckly, percussions