descriptif des œuvres jouées

Concert de printemps - mars 2016
Les compositeurs et les œuvres

Wolfgang Amadeus MOZART (1756 - 1791)
La première mouture de la symphonie concertante pour vents K 297b en mi bémol majeur avait été écrite en 1778, à l'intention de quatre amis de Mozart, pour flûte, hautbois, basson et cor. Cette œuvre n'a jamais été jouée telle quelle et Mozart, n'aimant pas la flûte, l'a remplacée par un hautbois tandis que la partie initialement écrite pour le hautbois a été confiée à la clarinette. Le genre symphonie concertante, à mi-chemin entre le concerto grosso et le concerto avec soliste, était à la mode à cette époque et d'ailleurs, cette œuvre est contemporaine de la symphonie concertante pour violon et alto et du concerto pour flûte et harpe.
L'allegro initial débute par un long tutti orchestral qui expose le thème qui sera repris par les solistes. Le reste du mouvement sera constitué par les échanges entre les solistes. L'adagio est écrit dans la même tonalité que l'allegro, ce qui est inhabituel et est empreint de sérénité. Le dernier mouvement, andantino, est aussi insolite, constitué de dix variations sur un thème populaire et dansant, prétexte à de nombreux échanges entre les solistes, le refrain étant confié à l'orchestre.

Ludwig van BEETHOVEN (1770 - 1827)
La symphonie n°6 en fa majeur, opus 68, dite "Pastorale" est contemporaine de la cinquième symphonie et les deux œuvres ont été présentées au public lors du même concert à Vienne, en 1808. Beethoven la voulait initialement expression de sentiments et non pas impression picturale, mais, finalement, c'est lui-même qui fournira des indications de "programme" en attribuant des sous-titres à chaque mouvement. La publication de la partition portera l'inscription "Souvenir de la vie à la campagne". L'accueil fut tiède et Debussy, plus tard, écrira une critique féroce de cette œuvre ....
La symphonie comporte cinq mouvements, dont les trois derniers sont enchaînés sans pause. Le premier mouvement est un allegro et porte le sous-titre de "Eveil d'impressions joyeuses en arrivant à la campagne". Le second mouvement "Scène au bord d'un ruisseau", comporte de nombreuses intentions imitatives et Beethoven a lui-même précisé le nom des oiseaux - le rossignol, la caille et le coucou - dont les cris sont suggérés par la flûte, le hautbois et la clarinette. Le troisième mouvement, "Réunion joyeuse de paysans", est une sorte de ländler inspiré d'une danse populaire. Parmi les trois derniers mouvements, "l'Orage" est le seul moment dramatique de l'oeuvre qui se termine par unfinale à variations, "Chant des pâtres, sentiments de contentement et de reconnaissance après l'orage".

LES SOLISTES

Louis Baumann est né en 1994. Il débute le hautbois avec Christophe Le Divenah puis intègre la classe de Sébastien Giot au CRR de Strasbourg. En mars 2012, il remporte le 1er prix au concours artistique d'Épinal. Il remporte en avril 2013 la bourse américaine, concours qui rassemble hautboïstes et clarinettistes du CRR et du Pôle Supérieur de Strasbourg.
Il obtient en juin 2013 son DEM, mention très bien à l'unanimité.
En octobre 2013, il remporte le 1er prix au concours de l'Association Française du Hautbois.
Après un passage en région parisienne dans la classe d' Hélène Devilleneuve puis de Johannes Grosso, il est admis en avril 2015 au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon dans la classe de Jérôme Guichard et Jean-Louis Capezzali.
Il a effectué des remplacements au sein de l'orchestre Pasdeloup, de l'Orchestre Philharmonique de Strasbourg et de l'ensemble "Les Solistes de Zagreb".

Après avoir commencé ses études auprès de Pierre Brégeot, c'est avec Sébastien Koebel que Gustave Winckler continue la clarinette au CRR de Strasbourg. Il joue avec de nombreuses formations dont l'Orchestre Philharmonique de Strasbourg, l'orchestre Symphonique et Lyrique de Nancy et obtient son DEM de clarinette mention très bien en 2012. Pratiquant également la composition, c'est à la Musikhochschule de Freiburg qu'il se perfectionne actuellement en direction d'orchestre.

Bastien Marques est né le 9 décembre 1992, à Colmar. Il découvre la musique et son apprentissage au travers de la pratique instrumentale du basson auprès d'Alain Deleurence, au Conservatoire à Rayonnement Départemental de Colmar. Une fois son Diplôme d'Etudes Musicales obtenu, il intègre l'Académie Supérieure de Musique de Strasbourg en 2013, où il poursuivra ses études auprès de Jean-Christophe Dassonville.
En 2015, il intègre l'Académie de l'Orchestre Philharmonique de Strasbourg, lui permettant ainsi de découvrir, dans le cadre de ses études, l'apprentissage du musicien au sein d'un orchestre professionnel.

Martin Angster est né en 1994. Il étudie le cor depuis l'âge de 8 ans dans la classe de Kevin Cleary et la musique de chambre avec Craig Goodman et Armand Angster au CRR de Strasbourg. Il a participé ces dernières années à de nombreux ensembles de chambre ou orchestraux de la région et parfois à l'étranger (Suisse, Allemagne, Andorre). Il se consacre aujourd'hui entièrement à ses études de cor et de musique de Chambre.